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La BEI et le réseau FEMISE publient une importante étude sur les scénarios de sortie de crise économique pour les pays partenaires méditerranéens

1 décembre 2010

Luxembourg, Marseille, Le Caire, le 29 novembre 2010 – Les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée n’ont pas échappé à la crise économique mondiale, mais ils ont démontré une forte capacité de réaction.

En vue d’apporter des clés d’analyse pertinentes sur les conséquences de la crise et sur les scénarios de sortie pour les pays méditerranéens partenaires, la Banque européenne d’investissement (BEI) a demandé au Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Économiques (FEMISE) de réaliser une étude inédite.

Les principaux éléments de cette étude, publiée sur les sites de la BEI (www.bei.org) et du FEMISE (www.femise.org),  peuvent être ainsi résumés :

  • Après une décennie de progrès économiques et de réformes leur ayant assuré une forte croissance (4 à 6% par an), les pays partenaires ont été impactés par la crise économique mondiale du fait de leur forte dépendance envers les économies développées (dont l’Europe) elles-mêmes entrées en récession : en effet, les pays partenaires sont fortement tributaires, pour leurs équilibres macro-économiques, des flux extérieurs que sont le commerce international, les transferts financiers de leurs migrants, les IDE (investissement directs étrangers) et les services (comme le tourisme). Il en est résulté un ralentissement de la croissance à 3,7% en 2009, ayant des répercussions sur les équilibres budgétaires.
  • Le contexte mondial de sortie de crise, caractérisé par une modification des hiérarchies entre les économies, le retour à des politiques structurelles et une compétition accrue entre les espaces régionaux, est une opportunité pour  les pays partenaires de renforcer leur compétitivité et un défi : celui de développer de nouvelles formes de croissance (à hauteur de 7 à 8% par an) afin de nourrir, à la fois, la modernisation de leurs économies et la création de quelque 60 millions de nouveaux emplois.
  • A cet égard, les pays partenaires devront définir une stratégie d’ensemble fondée sur l’approfondissement de l’ouverture de leurs économies à l’international, le développement de nouvelles activités et la mise en place d’une croissance plus inclusive, c’est-à-dire clairement orientée vers la réduction des inégalités, l’émergence d’une classe moyenne et un meilleur équilibre des territoires. Dans ce contexte, trois leviers paraissent plus particulièrement pertinents : a) l’approfondissement de la zone de libre-échange en Méditerranée en vue de la création d’un plus grand marché intérieur, complété par une politique d’attractivité des investissements directs étrangers ; b) le passage progressif à la société de la connaissance (enrichissement du capital humain et de l’innovation dans les entreprises) permettant le passage plus rapide à une croissance de la productivité ; c) la mise en oeuvre de politiques structurelles visant notamment la correction du sous-équipement en infrastructures de base et l’élévation de services essentiels, ainsi que l’amélioration de l’environnement des entreprises (modernisation du secteur bancaire, amélioration du cadre réglementaire et économique des entreprises, etc.).
  • Les préconisations de l’étude du FEMISE ont des implications pour la relation Europe-Méditerranée, notamment pour ce qui regarde le contenu et le pilotage de cette relation. Ainsi, la mise en place d’une zone économique plus intégrée impliquera une gestion commune, au niveau régional, de la réflexion sur les projets (nature, mode de financement et priorités des investissements), les hommes (développement du capital humain, mobilité et gouvernance) et les flux économiques (tant financiers que commerciaux).

La problématique de la sortie de crise et de la nouvelle relation Europe-Méditerranée sera au centre des débats portés par les « 6èmes Rendez-vous de la Méditerranée », la réunion annuelle du Cercle des économistes et de l’Institut de la Méditerranée consacrée au développement socio-économique des pays partenaires. Ce forum se tiendra, avec la participation active de la BEI, à Marseille le 4 décembre prochain.

Note aux responsables des rédactions :

La Banque européenne d’investissement (BEI) concrétise le partenariat économique et financier entre l’Europe et la Méditerranée à travers son instrument dédié la FEMIP (ou « Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat »). Celle-ci regroupe l’ensemble des instruments mis à la disposition du développement socio-économique des pays partenaires : prêts, capital-investissement, assistance technique, études. Opérationnelle depuis octobre 2002, la FEMIP est aujourd’hui l’acteur financier de référence au sud et à l’est de la Méditerranée, avec plus de 10 milliard d’euros prêtés, dont 1,6 milliard en 2009. Ses priorités sont le développement du secteur privé local, notamment les PME, et l’amélioration de l’environnement des entreprises par le financement d’infrastructures de base, la modernisation du secteur financier et la protection de l’environnement. Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UpM), la BEI à travers la FEMIP assure le pilotage de 3 des 6 priorités de la Déclaration de Paris (13 juillet 2008) : le « Plan Solaire Méditerranéen », la « Dépollution de la Méditerranée » et les « Autoroutes terrestres et maritimes ».  Plus d’informations sur le site : www.bei.org/femip .

Le FEMISE regroupe en réseau 87 instituts de recherches en sciences économiques, venant de 14 pays de l’Union européenne et de 10 pays partenaires, spécialisés dans les questions relatives au développement socio-économique des pays méditerranéens. Le réseau est animé conjointement par l’Economic Research Forum du Caire et par l’Institut de la Méditerranée de Marseille. Plus d’informations sur le site : www.femise.org .

Cette étude s’inscrit dans le cadre du partenariat FEMIP-FEMISE noué en mars 2006 et renforcé en juillet 2009. Financé par le Fonds Fiduciaire FEMIP, ce partenariat prévoit la réalisation d’ici à 2012 de plusieurs analyses réalisées par le FEMISE pour le compte et en collaboration avec la FEMIP, ainsi que la participation du FEMISE à certains travaux du Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (voir : www.cmimarseille.org). Ce partenariat fait également participer la FEMIP à la définition du programme de travail du FEMISE.

Source: http://www.eib.org/about/press/2010/2010-214-la-bei-et-le-reseau-femise-publient-une-importante-etude.htm

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