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« Déclaration de Barcelone » du sommet des leaders économiques euro-méditerranéens

8 juin 2010

Loin des atermoiements diplomatiques, les milieux économiques euro-méditerranéens s’impatientent et pressent les dirigeants politiques de faire avancer le projet de l’Union pour la Méditerranée (UpM) afin de profiter au mieux des « énormes possibilités de croissance économique et de développement de la région ».

Le sommet des leaders économiques euro-méditerranéens, organisé par les principales organisations de soutien aux entreprises de la région et qui s’est tenu les 3 et 4 juin 2010 à Barcelone, dresse un constat sans concession. « Deux ans après son lancement, l’UpM n’a pas atteint ses objectifs. Elle se concentre encore principalement sur son organisation interne (structures, responsabilités…) au lieu d’engager des actions ».

Fort de ce constat, le monde économique veut s’impliquer pour que l’UpM devienne enfin une réalité en devenant «un acteur et pas un simple exécuteur » des politiques euro-méditerranéennes. Inquiet des incertitudes qui persistent sur les rôles respectifs de l’UPM et de l’Union européenne ainsi que sur les risques de création d’une nouvelle technostructure chère et inefficace, il insiste aussi sur l’importance de la clarification de la gouvernance de l’UpM.

Mais pour les leaders économiques euro-méditerranéens, l’important est de faciliter le business et le développement économique. La déclaration publiée à Barcelone insiste donc sur les réformes à engager pour améliorer la compétitivité de la Méditerranée. Cela passe par la lutte contre le protectionnisme, la création d’un marché Sud Méditerranée plus intégré, de nouveaux cadres réglementaires pour sécuriser les investissements, l’amélioration de l’accès aux financements pour les PME et les start-up ou encore dans le développement d’infrastructures régionales à travers des partenariats publics privés.

Autres priorités mises en avant à Barcelone : le développement d’un plan d’action pour assurer un développement économique durable des rives sud de la Méditerranée et surtout l’achèvement de la zone euro-méditerranéenne de libre échange. Jugeant en effet obsolète une grande partie des accords bilatéraux de libre échange qui existent entre l’UE et la quasi-totalité des pays du Sud de la Méditerranée, le monde économique appelle à élargir ces accords à tout l’univers des services (financiers, télécommunications, distribution, énergie, transports, logistiques…) et à donner la priorité au développement des PME qui représentent plus de 90% des entreprises euro-méditerranéennes.

Enfin la déclaration de Barcelone préconise l’extension du programme Invest in Med , co financé par la Commission européenne, et dont les résultats des deux premières années sont jugés « significatifs ». La poursuite du programme permettrait de « s’assurer que les réseaux créés seront soutenus et que les initiatives engagées peuvent continuer ».

Lire la Déclaration de Barcelone

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