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L’Espagne espère donner un coup d’accélérateur aux négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne

12 janvier 2010

L’Espagne voudrait donner au cours des prochains mois un coup d’accélérateur aux négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne qui  progressent au ralenti, a indiqué le 8 janvier à Madrid le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos.

L’Espagne qui vient de prendre la présidence tournante de l’UE pour le premier semestre 2010, espère ouvrir de nouveaux chapitres thématiques de négociations. « Nous avons quatre chapitres en tête et nous espérons les ouvrir« , a précisé M. Moratinos.

Le mois dernier, les représentants des 27 pays de l’UE avaient ouvert un douzième « chapitre » thématique sur la liste des 35 qui jalonnent les laborieux pourparlers d’adhésion engagés en octobre 2005 par la Turquie.

L’objectif des Espagnols est ambitieux, compte tenu du fait que l’UE bloque depuis 2006 huit chapitres de négociations en raison du refus persistant des Turcs d’ouvrir leurs ports et aéroports aux Chypriotes grecs. Et que Chypre a émis des réserves sur l’ouverture de six autres chapitres, liées à sa non-reconnaissance par Ankara.

M. Moratinos a  lié l’accélération des pourparlers aux négociations sur l’avenir de Chypre, divisée depuis 1974 entre une partie chypriote grecque qui a rejoint l’UE en 2004 et une partie nord occupée par l’armée turque.

« Nous essayons de faire avancer les négociations » sur Chypre, a souligné M. Moratinos. « Nous savons que c’est un sujet difficile mais j’espère que les négociations sur l’avenir de l’île vont présenter quelques résultats, quelques ouvertures« , a-t-il souligné.

A Chypre, « tous sont conscients du facteur du calendrier« , a-t-il souligné en référence  aux élections en avril dans le nord de l’île, qui présentent le risque de porter au pouvoir des partisans d’une ligne plus dure. Le président de Chypre Demetris Christofias et le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat ont annoncé récemment leur intention d’intensifier leurs négociations courant janvier.

De son coté, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a affirmé,  lors de sa première visite officielle en Turquie, que l’Allemagne  n’est pas opposée à l’avenir européen de la Turquie. « Je vais être très clair », a-t-il déclaré le 9 janvier au côté de son homologue Ahmet Davutoglu, « Ce sur quoi l’Union européenne et la Turquie se sont mises d’accord tient toujours, et cela s’applique au gouvernement allemand. Je m’y engage. »

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