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UE : coût dur pour l’ex-présidence française

5 novembre 2009

liasse-2Les cent quatre-vingt-quatre jours de présidence française de l’Union européenne («PFUE», pour les intimes), au second semestre 2008, auront coûté aux contribuables français entre 171 et 176 millions d’euros, soit environ 950 000 euros par jour. Vue de Bruxelles, la mini-polémique hexagonale autour de ce chiffre fait sourire. Il émane d’un rapport spécial de la Cour des comptes commandé par le Sénat et débattu en séance publique le 20 octobre devant la Commission des finances de l’auguste assemblée.

En réalité, la somme finalement dépensée (151 millions d’euros directement affectés à la PFUE, plus 20 à 25 millions d’euros dépensés par les différents ministères organisant des événements) est inférieure au budget de 190 millions d’euros prévu à l’origine. Cette somme a servi à organiser les réunions ministérielles se déroulant en France (les conseils des ministres dits «informels»), les conseils européens des chefs d’Etat et de gouvernement (dont les frais sont en partie couverts par le budget européen), ainsi que les différentes manifestations culturelles liées à la PFUE. La somme peut paraître astronomique, surtout si l’on compare avec les dépenses exposées par les présidences autrichienne, finlandaise, portugaise ou slovène, comprises entre 70 et 80 millions d’euros. Mais «on attend davantage d’une présidence française», précise Pierre Sellal, secrétaire général du Quai d’Orsay et ancien représentant permanent de la France à Bruxelles. D’autant que Paris a dû multiplier les réunions extraordinaires, entre la guerre en Géorgie et la crise financière et économique, sans compter les sommets avec les pays tiers. Jamais auparavant, les chefs d’Etat et de gouvernement ne se sont rencontrés à un tel rythme. Malgré tout, la France a moins dépensé que l’Allemagne, au premier semestre 2007 (180 millions d’euros), ce que reconnaît la Cour des comptes.

En réalité, la Cour ne pointe qu’un vrai dérapage, le sommet de l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 : la réunion des 43 chefs d’Etat et de gouvernement du pourtour méditerranéen a coûté 16,6 millions d’euros. «Cela est dû à l’organisation tardive de ce sommet, puisqu’il a fallu attendre jusqu’au dernier moment pour savoir s’il aurait lieu, rappelle Sellal. Et on paye l’absence d’un centre de conférences internationales à Paris, capable d’accueillir 43 chefs d’Etat et de gouvernement et 1 900 journalistes.» C’est Jacques Chirac, alors maire de Paris, qui avait bloqué le projet mitterrandien d’un tel centre…

Libération

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